« Les autres sites sont en République tchèque pour Nestlé, ou aux Pays-Bas pour Beyond Meat. Il n'y a aucun autre site dédié au végétal aussi grand en France, avec une capacité de 10 000 tonnes par an », soit 100 millions de produits, a précisé à l'AFP Guillaume Dubois, son cofondateur.
La start-up a racheté il y a six mois un site agroalimentaire de 19 000 mètres carrés « en friche » à Chevilly (Loiret), et vise une une mise en route de son usine début 2023.
Le principal investisseur est Artal, une société européenne qui investit « sur les conseils » du fonds d'investissement Invus, « pour la plus grande partie » de la somme levée, a expliqué Guillaume Dubois.
HappyVore a aussi reçu le soutien de la Bpifrance, du cofondateur de Sushi Shop, Adrien de Schompré, ou encore de Philippe Canter, l'ancien directeur d'Innocent France.
Cette usine doit permettre à HappyVore « d'augmenter fortement sa capacité de production pour accompagner sa croissance, de changer d'échelle et à terme de baisser les prix », en augmentant ses volumes et en regroupant ses activités, selon le groupe.
Les fondateurs misent sur l'embauche d'une vingtaine de personnes d'ici à la fin de l'année, pour atteindre à terme une centaine d'employés, en plus des 60 actuels.
Guillaume Dubois et Cédric Meston ont lancé HappyVore en 2019 sous le nom des « Nouveaux Fermiers », et se sont hissés à la deuxième place du marché avec 12 produits imitant les saveurs et textures de la viande. Ils sont distribués dans la plupart des grandes enseignes comme Auchan, Carrefour, et bientôt Metro qui fournit les restaurateurs.
Véritable tendance de société, le marché français des substituts végétaux enregistre une hausse de 16 % sur un an, entre novembre 2020 et novembre 2021, avec un potentiel de croissance qui aiguise l'appétit des investisseurs.
La concurrence s'est renforcée ces derniers mois avec l'arrivée de nouveaux acteurs (La Vie) qui espèrent concurrencer les poids lourds du secteur, comme Herta qui détient 54 % de parts du marché « traiteur végétal ».
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