Dans un message à l'AFP, la DGS a elle-même reconnu que ce « compte rendu comportait une erreur d'interprétation des propos tenus en séance » et évoqué des « autocontrôles environnementaux, n'impliquant pas la tour elle-même, mais l'environnement de production ». Ces comptes rendus contestés de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire, organisées sous l'égide de la DGS, faisaient état de « Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour n°2 lors d'autocontrôles environnementaux en novembre ».
« Le groupe Lactalis conteste fermement (cette information) reprise par l'ensemble des médias selon laquelle : "des produits de la tour n°2 étaient également contaminés" », indique Lactalis dans un communiqué. « Nous confirmons qu'en aucun cas il n'y a eu, avant l'arrêt de la tour n°2 début décembre 2017, de résultat positif de salmonelle dans les produits issus de cette tour n°2, ce qui peut être vérifié notamment auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations) », affirme le groupe laitier. « S'il y a bien eu des autocontrôles positifs dans l'environnement de la tour n°2 en aucun cas il y a eu mise en évidence de salmonelle "dans les produits fabriqués par la tour n°2" » de l'usine de Craon (Mayenne) « avant déclenchement de la crise début décembre », assure Lactalis.
Le groupe laitier estime avoir été mis en cause dans une information tirée « d'une phrase inexacte d'un compte-rendu de la Direction Générale de la Santé du 27 décembre 2017 », et regrette la reprise d'une « information erronée (...) qui lui porte préjudice ». Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet.
« La réécriture des faits et cette remise en cause permanente de propos précédemment tenus et de documents communiqués aux familles doit être stoppée », a réagi vendredi l'association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS), dans un communiqué, en demandant à être reçue « par les trois ministres concernés par cette affaire ».
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