« Nous sommes rassurés sur le fait que l'État ait fait le nécessaire, mais en aucun cas cela nous rassure sur (la marque Lactalis) et le sérieux de ce groupe », a déclaré le président de l'AFVLCS Quentin Guillemain, joint par l'AFP, à l'issue de l'entrevue. Le président et la vice-présidente de l'AFVLCS ont été reçus par le préfet et la directrice de la Direction de protection des populations, une semaine après la décision du préfet d'autoriser Lactalis à commercialiser la poudre de lait infantile produite à Craon, touché il y a plus de neuf mois par une contamination à la salmonelle.
Fin 2017, 36 nourrissons ont été atteints de salmonellose après avoir bu du lait infantile des marques Picot et Milumel produit dans l'usine de Craon, un scandale sanitaire dont la gestion a été pilotée au plus haut niveau de l'État.
Le président de l'association de familles a fait état d'un entretien « plutôt productif » avec le préfet qui « a fait preuve de transparence ». « Un certain nombre de documents nous ont été remis, qui vont nous permettre de donner une analyse un peu plus éclairée de la situation » et aussi « d'alimenter la procédure judiciaire en cours, d'avoir une vraie enquête indépendante », a souligné Quentin Guillemain. Le préfet est revenu sur les « conditions de mise en route de l'usine » : « Il a été mis effectivement des conditions très strictes à la transmission des autocontrôles » qui seront menés par Lactalis, a souligné le président de l'AFVLCS. Ce dernier s'est félicité d'une « fréquence plus importante des contrôles d'échantillonnage ». Ceux-ci « seront entièrement accessibles par l'Etat en temps réel », a-t-il ajouté. « C'est un élément très positif, on espère que ce sera quelque chose qui aura lieu dans la durée », a-t-il réagi. L'association continue de « réclamer une généralisation des contrôles à tous les sites de production de lait infantile » et des « évolutions réglementaires » promises dans le projet de loi Alimentation. « Il faut que tout cela serve pour l'ensemble des usines de ce type. Qu'on n'ait pas demain ce même type d'accident sur l'usine de Craon ou sur d'autres usines », a ajouté Q. Guillemain.
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