« La solution ne viendra pas d'un décret rendant obligatoire l'étiquetage de l'origine des viandes utilisées dans nos charcuteries », affirme Robert Volut, président de la FICT, dans une lettre ouverte adressée au président de la République. « Depuis début 2011, notre profession s'est volontairement engagée dans cette voie malgré les surcoûts pour nos entreprises. Aujourd'hui, plus de 50 % de nos charcuteries mentionnent l'origine », selon lui. Mais « depuis cinq ans, nous n'avons pas constaté de niveaux de ventes différents entre produits étiquetés et non étiquetés », assure-t-il, soulignant que « 80 % des viandes de porc que nous utilisons pour élaborer nos charcuteries sont françaises ».
Les industriels charcutiers/salaisonniers achètent et transforment 70 % de la production des éleveurs de porc français, selon la FICT.
La FICT demande plutôt des meures pour « mettre les productions en adéquation avec les besoins des consommateurs », notamment sur la viande bio, que les charcutiers « sont contraints (d')acheter (...) à l'étranger ».
L'étiquetage des viandes crues a été rendu obligatoire au 1er avril 2015 au sein de l'Union européenne (UE), mais les demandes insistantes de la France pour que la mesure soit étendue aux produits transformés sont restées vaines au niveau communautaire.
La FNSEA et l'association UFC-Que Choisir ont lancé jeudi une pétition demandant que cet étiquetage soit rendu obligatoire.
L'été dernier, les Jeunes Agriculteurs avaient pris pour cible le charcutier Cochonou sur le Tour de France pour dénoncer ses « saucissons pas de chez nous ».
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