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Sommet de l'élevageRémunération, sécheresse, assurance : les réponses du ministre

Marc Fesneau et Jacques Chazalet (président du Sommet de l'élevage), le 4 octobre à Cournon. (©Terre-net Média)
Marc Fesneau et Jacques Chazalet (président du Sommet de l'élevage), le 4 octobre à Cournon. (©Terre-net Média)

Venu inaugurer le Sommet de l’élevage le 4 octobre à Cournon d’Auvergne, le ministre de l’agriculture a tenté de rassurer les éleveurs après la sécheresse historique de l’été. Réforme de l’assurance, avancement des calamités agricoles, accompagnement dans les transitions ont ainsi été évoqués, sans oublier le sujet de la rémunération, incontournable de l’objectif de souveraineté alimentaire.

« Le bon prix, ce n’est pas le bas prix, c’est celui qui assure la souveraineté alimentaire et donc la rémunération », a réaffirmé le ministre de l’agriculture lors de sa visite au Sommet de l’élevage, le 4 octobre. Pour Marc Fesneau, cette prise de conscience est nécessaire du côté des citoyens et de la distribution, alors que « 50 € de plus sur le lait, c’est seulement 5 centimes sur la brique de lait », a-t-il rappelé.

Un objectif de souveraineté alimentaire qui passera également, selon le ministre, par l’organisation des filières, le renouvellement des générations, mais aussi « la capacité du modèle à résister au dérèglement climatique ». « Tendanciellement, si on ne change rien, le dérèglement climatique produit une baisse de production et ça, ça doit nous interroger en termes de souveraineté alimentaire », a rappelé Marc Fesneau, pour qui l’adaptation des systèmes constitue l’une des clés pour résister aux aléas climatiques. 

Assurance : les outils indiciels restent privilégiés

En attendant, le ministre a rappelé l’avancement exceptionnel des calamités agricoles et donc du versement des indemnités, cet avancement rendant pour le moment inutile la mise en place d'un fonds d’urgence, même si un ajustement pourrait rester possible en cas de besoin, une fois déployé le système des calamités. 

Interpellé sur les différences entre les données des cartographies satellites et la réalité du terrain pour la pousse de l’herbe, Marc Fesneau a défendu les outils indiciels. « Aucun système n’est parfait, mais ce n’est pas parce que parfois il fait défaut que globalement il n’est pas bon », a-t-il estimé, arguant de la rapidité des outils cartographiques par rapport à une expertise terrain sur chaque exploitation, mais aussi du coût moins élevé de ce système, ce qui contribuera à maintenir l'assurance à un niveau de prix abordable. L’expertise terrain reste cependant possible en cas de contentieux, comme prévu par la réforme de l’assurance récolte.

« Il faut laisser sa chance à une diversité de produits assurantiels. On fait des progrès extraordinaires en imagerie, il faut rendre l’innovation possible côté assureurs pour des systèmes indiciels rassurants », a abondé François Descrozaille, député (LREM) du Val-de-Marne et auteur du rapport sur l’assurance récolte. Pour lui aussi, « la logique du coût est importante ».

Une position que partage François Schmitt, éleveur et vice-président de Groupama, « quand la référence baisse, le cadre législatif nous pénalise, mais il faut qu’on travaille ensemble dans les semaines qui suivent pour améliorer les dispositifs », explique-t-il.

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