Animaux, mauvaise organisation de traite ou défaut de contention sont autant de dangers potentiels sur les exploitations agricoles. Pour intervenir avant l’accident, la MSA propose l’intervention de conseillers en prévention. Une manière de bénéficier d’un regard extérieur pour gagner en sécurité au travail.
D’après un sondage réalisé sur Web-agri, les lecteurs identifient les animaux comme étant la principale source d’accident en élevage. Viennent ensuite, loin derrière, le matériel agricole et les petits travaux de mécanique. Des résultats qui ne surprennent pas la MSA. « Soins des animaux, manipulations, conduite d’animal… Une grande partie des accidents de travail tournent autour de ces thématiques », confirme Florian Dassé, conseiller en prévention en élevage. Mais attention à ne pas généraliser : « un accident en salle de traite, ça ne fait pas forcément intervenir une vache. Glissades, troubles musculosquelettiques… L’animal n’est pas toujours impliqué ».
Pour les éleveurs laitiers, 15 % des sièges tournent autour des épaules. « Ça peut par exemple être dû à la posture en salle de traite ». La « localisation multiple » est également assez représentée
Du côté de la viande, ce sont surtout les genoux et les doigts qui triment, « peut-être à force de bouger les animaux ». « Il y a beaucoup de pincements, de mains ou doigts coincés dans des portes, des barrières, les cornadis ou une mauvaise utilisation de la contention », précise Steven Le Gallic, conseiller prévention.
« Ces chiffres sont à prendre avec du recul sur la population des exploitants agricoles. On sait qu’il n’y a des incidents et des "presqu'accidents" qui ne font pas l’objet d’une déclaration », tempère Andy Silini, également conseillère en prévention.
Prendre du recul sur ses méthodes de travail
Mais plutôt que de les compter, la MSA propose de les éviter. Pour ce faire, elle propose aux éleveurs de prendre du recul sur ces trois pôles : l’opérateur, la tâche, et l’entreprise. Une manière de réfléchir sur les tâches réalisées sur la ferme.
« Pour l’opérateur, il est important de se former. Il existe par exemple des sessions sur le comportement et la manipulation animale qui peuvent être intéressantes. À partir du moment où l’on comprend comment il fonctionne, on sait mieux anticiper et faire face aux situations dangereuses », explique Florian Dassé. « Le constat terrain que l’on fait, c’est que lorsqu’on travaille la docilité, on diminue le risque d’accident », complète Steven Le Gallic.
Il est également nécessaire de réfléchir aux moyens que propose l’entreprise pour réaliser les différentes tâches. Matériel de contention, organisation des bâtiments, protections, exosquelette… « La MSA peut aider l'éleveur à définir ses besoins. Il pourra s'en servir pour ses choix de matériels », rappelle Andy Silini. « Les éleveurs font beaucoup confiance aux équipementiers, mais il peut être intéressant de prendre du recul, et dresser un cahier des charges en amont ».
Enfin, dans certains cas, il est possible d’adapter ou de contourner la tâche. La sélection génétique est par exemple un moyen d’éviter l'ébourgeonnage des animaux. « On ne peut pas toujours influer sur les trois leviers en même temps, mais on peut en mobiliser pour beaucoup de tâches ».
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