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Dans un nouvel épisode du podcast Radio Prairies, Florian Anselme d’EvaJura et Luc Delaby de l’Inrae présentent deux leviers structurels qui pourront permettre de s’adapter aux sécheresses à venir : optimisation de la fertilisation azotée et réduction du chargement, par des baisses d’effectif ou des vêlages sur double période. Explications.
Déficit de pluviométrie important, ensoleillement record et températures très élevées voire caniculaires… Les caractéristiques de ce printemps-été 2022 seront dans les années à venir la norme.
Cette année, en Franche Comté, les rendements d’herbe ont été inférieurs de 30 à 50 % à la normale. Alors comment adapter son système à de telles sécheresses ?
C’est la question abordée dans le dernier épisode du podcast Radio Prairies réalisé par le groupe Herbe Franche-Comté. Florian Anselme d’EvaJura et Luc Delaby de l’Inrae identifient deux leviers :
Concentrer sa fertilisation azotée au printemps pour stimuler la pousse de l’herbe et faire davantage de stock : « Pourquoi s’interdire d’apporter 20 kg d’azote en plus par hectare au printemps pour stimuler la croissance de l’herbe ? Cela permettra de bénéficier d’une meilleure efficience du kilo d’azote apporté : pour des raisons de production de biomasse, d’efficacité économique et environnementale », expliquent-ils. L’éleveur pourra ainsi récolter davantage d’herbe et faire des stocks de qualité.
Réduire le chargement, c’est-à-dire avoir le nombre de vaches correspondant aux capacités de production pour éviter l’achat de fourrage supplémentaire. Cela peut passer par une réduction des effectifs ou par une modification des périodes de vêlages. En envisageant par exemple une double période de vêlages, en mars-avril et une autre en septembre-octobre, on a des vaches taries en été et en hiver, donc avec des besoins plus faibles, au moment où on a le moins d’herbe. « En tarissant les vaches en été pour des vêlages en automne, on peut décharger les surfaces accessibles pour les réserver aux animaux qui restent en production. En hiver, celles qui sont taries pourront avoir le fourrage de moins bonne qualité ». Autre avantage, cela permet d’envisager des vêlages à 30 mois plutôt que 36 mois.
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