Le ministère de l’agriculture a confié une enquête au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAER) afin d’évaluer l’impact des infrastructures électriques sur l’élevage. L’objectif est d’identifier – s’il y en a – les corrélations entre présences d’ouvrages électriques, et difficultés techniques en élevage.
Car la question des troubles électromagnétiques divise, les éléments scientifiques permettant d’établir une relation de causalité entre installations électriques et altération de la santé des animaux en élevage font défaut.
Enquête ouverte jusqu'au 31 août
Les éleveurs installés à moins de 2 km d’une ligne à haute ou très haute tension, d’un transformateur électrique, parc éolien ou photovoltaïque sont appelés à répondre à l’enquête ouverte jusqu’au 31 août. L’enquête anonyme portera sur la localisation du lieu d’élevage, le type de production, les caractéristiques des bâtiments d’élevage ainsi que les perturbations éventuelles observées.
Les syndicats mitigés
Pour les principaux syndicats agricoles, cette enquête va dans la bonne voie, mais certains déplorent le manque de visibilité dont elle bénéficie. Dans un communiqué de presse, la confédération paysanne faisait part de ses inquiétudes : « À quelques semaines de l’échéance, il semble que très peu d’éleveurs aient été informés de cette initiative ! La période choisie est peu propice, mais nous redoutons aussi un manque de volonté de la part des chambres d’agriculture, missionnées pour s’assurer de la bonne diffusion de cette enquête dans les départements. » À noter que l'enquête a été ouverte le 1er juillet 2023. Dans ce contexte, le troisième syndicat agricole demande à ce que l'étude soit prolongée.
La Coordination rurale explique quant à elle attendre avec « impatience les résultats », et incite les agriculteurs à participer massivement.
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