En 2014, le volume total des ventes d'antibiotiques s'est élevé à 781,5 tonnes, en augmentation de 11,8 % par rapport à 2013, alors que le tonnage vendu de principes actifs était en constante diminution entre 2007 et 2013, selon une rapport de l'Anses. « On a eu un phénomène de stockage au cours du dernier trimestre 2014 et donc une augmentation des ventes due à l'application de la Loi d'avenir qui a mis fin au 1er janvier 2015 aux rabais et aux remises », a expliqué à l'AFP Gilles Salvat, directeur de la santé animale et du bien-être des animaux à l'Anses. Ce phénomène ne coïncide toutefois pas avec une augmentation de la consommation selon Gilles Salvat car « il a été suivi au premier semestre 2015 d'une baisse des ventes ».
« Malgré cet effet de stockage, on a quand même connu une baisse sur les antibiotiques critiques, ceux qui nous intéressent le plus en termes d'exposition des animaux du fait du risque particulier pour l'homme », a-t-il ajouté. Ainsi les antibiotiques de la famille des céphalosporines de troisième et quatrième générations sont en baisse de 12 % et les fluoroquinolones de 3,5 %. Pour lui, « il y a une corrélation entre la baisse des usages et le recul de la résistance ».
Par exemple, la résistance aux céphalosporines chez les poulets est passée de 22,5 % en 2010 à 5 % en 2014. « Le message que ce ne sont pas des antibiotiques ordinaires et qu'on ne peut pas les prescrire en première intention est bien passé et depuis six ans, on voit une baisse régulière des résistances », souligne Gilles Salvat.
Le gouvernement a lancé un plan EcoAntibio 2012-2017, qui prévoit de réduire de 25 % en cinq ans l'usage vétérinaire d'antibiotiques et « il est vraisemblable qu'on atteindra cet objectif de réduction », assure-t-il.
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