D’après l’observatoire de l’endettement et des trésoreries en élevage laitier, les prélèvements des éleveurs ont baissé en 2024. En cause : une année moins bonne dans le Grand Ouest, alors que l’EBE des structures en zone de montagne semble stabilisé. Les épizooties et la mauvaise année céréalière pour les polyculteurs expliquent ce résultat.
Chaque année, l’Institut de l’élevage se penche sur la situation économique d’un échantillon d’exploitations laitières pour prendre le pouls de la filière. Via l’observatoire de l’endettement et des trésoreries, les comptes de 258 élevages du Grand Ouest, de Dordogne et de zone de montagne sont passés au crible. Résultat : si le prix du lait s’est maintenu à un bon niveau, les revenus des éleveurs ne flambent plus.
L’année 2024 reste marquée par la stabilisation du prix aux mille litres après des hausses importantes. Seule la Dordogne affiche encore une progression, de l’ordre de 8 €/1000 l. Côté production, elle augmente légèrement en zone de montagne ainsi qu’en Dordogne, mais elle recule à l’Ouest sur fond de propagation des épizooties.
À cela s’ajoute une année morose pour les productions céréalières, qui pèse sur le résultat des fermes de polyculture de l’Ouest. L’EBE de ces structures diminue de 15 % par rapport à 2023. En parallèle, il augmente dans les fermes de Dordogne et de montagne. Au global, les fermes des trois zones affichent des EBE proches, en deçà de la barre symbolique des 100 000 €.
29 000 € de revenu disponible par UTH et par an
Côté revenu, les éleveurs de l’observatoire disposent en moyenne de 29 000 €/UTH/an en 2024. Ce chiffre cache des disparités. Il « augmente en montagne et en Dordogne, mais diminue dans l’Ouest », précise l’observatoire. Compter autour de 20 000 € pour les exploitations de l’Ouest et de Dordogne, contre 30 000 € en zone de montagne. Partout, les prélèvements privés sont à la baisse, pour s’établir à 20 400 € en moyenne.
Mais c’est du côté de la trésorerie que le bât blesse. « La marge de sécurité devient négative dans l’Ouest », insiste l’observatoire. Si elle est positive en Dordogne, elle reste « très insuffisante ».
Pour autant, le nombre d’exploitation en situation critique diminue. 23 % des fermes étudiées ont une trésorerie nette globale négative en 2024, contre 25 % en 2023. Mais la trésorerie reste une question sensible : « les dettes court terme des exploitations laitières augmentent dans l’Ouest et en Dordogne de + 10 %. Elles restent à des niveaux élevés (156 €/1000 l en moyenne toutes zones) ».
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