Disparités. Les revenus atteignent leur meilleur niveau depuis cinq ans. Sauf dans les régions touchées par la sécheresse.
Dans le cadre du réseau Inosys, Idele suit 500 élevages laitiers, en partenariat avec les chambres d’agriculture dans tous les bassins de production français. Le suivi des résultats donne des indications sur les tendances françaises, même s’il n’est pas tout à fait représentatif. Les fermes considérées sont en effet plus grandes et plus productives que la moyenne.
Les résultats 2018 sont maintenant définitifs. On y voit une poursuite de l’agrandissement des troupeaux qui conduit, en lien avec la hausse du prix du lait, à une augmentation du produit lait. Ceux qui produisent des céréales ont également bénéficié d’une conjoncture favorable. La productivité du travail reste en progression régulière, car la main-d’œuvre totale est stable. Elle est un peu moins familiale et un peu plus salariée.
Les charges repartent à la hausse après avoir été stables en 2017. « Cette augmentation, tirée par les prix de l’énergie, est conjoncturelle, » analyse Yannick Péchuzal, à Idele. Malgré tout, en moyenne, les revenus atteignent le niveau le plus élevé observé sur les cinq dernières années, grâce aux hausses du prix du lait et de la productivité du travail. « Ils s’établissaient à 25 000 €/UMO en 2014, une très bonne année. Ils atteignent 30 000 € en 2018 », précise Yannick Péchuzal. Dans l’ensemble, les investissements réalisés ces dernières années commencent enfin à payer.
Les tendances devraient être assez proches en 2019
Mais ces moyennes cachent des écarts importants selon les régions. L’Est, le Centre et le Massif central ont une nouvelle fois souffert de la sécheresse, ce qui pèse sur les revenus. Il a fallu taper dans les stocks, voire acheter du fourrage pour nourrir les animaux. Le prix du lait a incité les éleveurs à maintenir leur production, quitte à alourdir le coût alimentaire.
Les tendances 2019 seront connues début mars. Elles ressembleront à celles de 2018, avec un prix du lait assez favorable, mais toujours un impact de la sécheresse en montagne et dans les plaines du Nord-Est. La conjoncture a été moins bonne pour les céréales.
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