La French Highland Cattle Society a été inscrite à la liste officielle des organismes de sélection du Ministère de l’agriculture. Une manière de mieux maîtriser la généalogie des bovins présents sur le territoire, et sélectionner davantage.
Après plus d’un an et demi de travail, la race au poil long et aux cornes dressées bénéficie enfin de son organisme de sélection dans l’Hexagone. Depuis le 28 octobre 2024, la French Highland Cattle Society figure sur la liste officielle du Ministère de l’agriculture : « un statut qui va nous permettre de mieux préserver la race » estime Émeric Deraedt, éleveur à la tête de l’OS.
L'objectif est de préserver le standard écossais.
En tant qu’organisme de sélection, la structure pourra établir des certificats officiels de parenté via son livre généalogique, mais aussi veiller au respect des standards de la race. « Nous pourrons faire du pointage, prendre des mensurations pour faire attention à la génétique que l’on diffuse en France, et éviter les dérives » poursuit l’éleveur à la tête d’un troupeau de 90 mères Highland. Mais pas question de s’éloigner des standards de race écossais « l’objectif est surtout de préserver la race telle qu’elle est ».
Aujourd’hui, 18 000 à 20 000 Highland Cattle pâturent les prairies françaises. « Il y a plusieurs systèmes. Certains font de l’écopâturage, il faut dire que la Highland est connue pour être un très bon débroussaillant » sourit Émeric. « D’autres sont spécialisés dans la viande et la reproduction, avec la production de bœufs et de vaches de boucherie ». Compter alors dans les 300 kg carcasse sur des bœufs de trois ans. « On est sur un type de viande très persillé, avec une qualité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs » poursuit l’éleveur.
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