Entre 2010 et 2020, la France a perdu 103 000 agriculteurs. L'élevage compte parmi les secteurs les plus touchés. 31 000 éleveurs bovins, et 18 000 polyculteurs-éleveurs manquent à l'appel.
« Nous avons depuis 10 ans une diminution de 20 % des effectifs d’agriculteurs, toutes filières confondues, et l’élevage paye un lourd tribu » regrette l'économiste Thierry Pouch dans une prospective rédigée par les Chambres d'agriculture. En dix ans, le nombre d'éleveurs a dimunué de 30 %, et la baisse est particulièrement significative au sein de la filière bovine. Les effectifs d’éleveurs laitiers ont diminué de 27 %, le nombre d'exploitations en bovins viande a baissé de 23 %, et les exploitations disposant d'un troupeau laitier et d'un troupeau allaitant ont diminué de 41 %.
Seules exceptions, le maraîchage. C'est la seule catégorie d'exploitants à enregistrer une hausse de ses effectifs de l'ordre de 9 %. Vient ensuite les grandes cultures, dont la baisse reste contenue à 3 %.
Mais à travers la disparition des fermes d'élevage, c'est tout un tissu économique qui s'amenuise. « Il faut également compter les pertes d'emploi indirectes. » En l'espace de 10 ans, il y a eu un recul de 80 000 emplois à temps plein sur ces filières d'élevage. Si les exploitations laitières génèrent dans les 75 000 emplois en 2020, elle en entrainait 90 000 il y a 10 ans. La filière viande a quant à elle perdue près de 14 000 emplois.
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