Jeudi, un jeune bovin mâle de race Prim'Holstein avait échappé à la vigilance de son propriétaire juste avant d'entrer dans l'abattoir de Feurs. L'animal de plusieurs centaines de kilos avait parcouru 800 mètres jusqu'au centre-ville, où les pompiers ont pu l'endormir à l'aide d'un fusil hypodermique puis le capturer.
L'anesthésiant utilisé rend la viande de l'animal impropre à la consommation pendant 35 jours. Un sursis mis à profit par des défenseurs de la cause animale qui ont lancé une pétition appelant à « sauver cette vache courageuse » qui a recueilli plus de 22 000 signatures et ouvert une cagnotte pour récolter 1 000 euros en guise de remboursement pour l'abattoir.
Samedi après-midi, plus de 90 % de ce montant avaient déjà été récoltés, et la Fondation Brigitte Bardot a indiqué à l'AFP qu'elle allait pouvoir prendre en charge le taurin, confirmant une information du quotidien Le Progrès. Son porte-parole Christophe Marie a déclaré que « le transport du jeune bovin depuis le Forez vers une des pensions partenaires de Seine-Maritime, mises en place avec des agriculteurs à la retraite, sera organisé la semaine prochaine ». Ce dernier note que « le coût annuel de la prise en charge d'animaux d'abattage clandestins et de cheptels en perdition, la plupart du temps à la demande de services vétérinaires de l'État, devient astronomique », et s'élève à près de 3 millions d'euros pour la Fondation. Selon lui, « plus de 800 moutons ont ainsi été recueillis en juillet à l'occasion de la dernière fête musulmane de l'Aïd El-Kébir ».
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