« L'inspection réalisée par les agents assermentés de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) conclut à des conditions d'élevage des animaux sont conformes aux attentes et ne correspondent pas aux images diffusées », a assuré la préfecture dans un communiqué.
Dans sa vidéo tournée en décembre et diffusée sur les réseaux sociaux, L214 montrait pourtant des cailles déplumées, entassées les unes sur les autres dans de petites cages aux grillages très sales et exposées à un éclairage artificiel pendant de longues heures. « Chaque caille ne dispose que de la surface d'une carte postale pour vivre », entraînant des comportements agressifs et provoque blessures, déformations des pattes, maladies de peau et même mort, commentait notamment l'association qui milite pour la protection des animaux, l'abolition de la consommation de viande et tout usage de substance animale.
Après la diffusion de cette vidéo, le préfet de la Drôme a saisi la DDPP qui a conclu qu'« aucun risque sanitaire concernant la consommation des œufs et viandes produites dans cet élevage n'a été constaté » pendant l'enquête.
La société visée par L2014 a salué dans un communiqué que la DDPP n'ait « non seulement pas révélé d'anomalies, mais constaté des conditions d'élevage satisfaisantes. » « Notre combat est quotidien afin de sauver cette entreprise, ancrée dans le territoire depuis 50 ans, qui emploie 37 salariés, et d'en poursuivre sa mutation, et nous comptons pour cela sur le maintien de la confiance de nos clients et des consommateurs », a-t-elle ajouté.
Spécialisée dans l'élevage, l'abattage, la transformation de cailles ainsi que les œufs de caille, l'entreprise drômoise élève ses animaux avec une alimentation 100 % végétale et minérale, sans OGM. L'Hexagone est avec la Chine et le Brésil le principal producteur d'œufs de caille. Les élevages français se situent surtout en Nouvelle Aquitaine et en Pays de la Loire.
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