Le scandale des œufs contaminés au Fipronil qui touche désormais la France prend chaque jour plus d’ampleur. Pour la Confédération paysanne, « ce scandale n’est pas seulement celui de la filière œuf, c’est bien celui de tout un système, celui de l’agro-industrie et du modèle économique de libre-échange dans lequel elle prospère. »
Le syndicat estime que toutes les parties sont fautives : « des entreprises qui, aux règles sanitaires, préfèrent leur chiffre d’affaires et n’hésitent pas à commercialiser des produits frauduleux. Des Etats qui, sous couvert de compétitivité et de performance économique, se rendent coupable de laxisme voire de complicité avec ces entreprises. Enfin, des importateurs qui, pour baisser toujours plus les prix d’achat, préfèrent importer de l’étranger des œufs à la qualité incertaine, au mépris de la production paysanne de très grande qualité qui existe dans notre pays. »
Quant aux perdants, ce sont les « producteurs victimes de la pression de la compétitivité économique ; les animaux abattus par millions lorsqu'ils ne sont plus rentables et les consommateurs, à qui le système agro-industriel ne fournit ni la qualité, ni la confiance qu’ils méritent. »
La Confédération paysanne espère que les Etats généraux de l'alimentation « permettent enfin à l’agriculture paysanne de répondre pleinement à la demande légitime d’une meilleure alimentation pour tous, et de redonner du sens à notre métier en replaçant le paysan au cœur du système de production. »
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