« On a voulu croire que (l'abattage préventif par zone infectée) marcherait mais force est de constater qu'on est dans l'impasse », a déclaré à l'AFP François Lesparre, président de la FDSEA des Landes, à l'issue d'une conférence de presse du syndicat agricole à Mont-de-Marsan.
Lundi, le président PS du Conseil départemental des Landes, Henri Emmanuelli, avait estimé qu'il valait désormais « mieux tout abattre » pour pouvoir fixer une date de reprise de production. « Emmanuelli est sorti du bois, et on est un peu sur la même ligne. Mais si on doit adopter cette ligne-là, il faut s'en donner les moyens et que ce soit fait sans dérogations, en abattant bien tous les canards, car l'aspect sanitaire doit primer », a souligné François Lesparre.
La FDSEA des Landes demande par ailleurs une accélération des systèmes d'indemnisations, notamment pour les éleveurs qui n'ont pas été touchés directement par le virus mais qui, de fait, n'ont pas pu mettre de canards en place depuis début janvier. Des problèmes qui affectent également les éleveurs de poulets.
De son côté, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll a préconisé lundi une réforme du modèle de production du foie gras en France, en limitant notamment les transports de palmipèdes d'une étape de la production à l'autre, vecteur de propagation du virus. Mais pour François Lesparre, ce sujet n'a pas lieu d'être. « On a une filière avec une réalité diverse, des gens en circuits courts, des éleveurs, des gaveurs, des conserveurs, c'est la richesse de la filière qui arrive à satisfaire un marché, avec du foie gras pour toutes les bourses », a-t-il jugé, assurant en outre que c'est « un discours qui ne tient pas sanitairement ».
Les Landes sont le premier producteur national de foie gras avec un quart de la production française.
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