« Au point où nous en sommes arrivés, il vaudrait mieux tout abattre, qu'on sache à quelle date on pourrait reprendre la production » dans les élevages de palmipèdes, a affirmé Henri Emmanuelli durant les débats d'orientations budgétaires du département à Mont-de-Marsan. Il répondait à Pierre Mallet, élu d'opposition et éleveur à Benquet, qui dénonçait le manque de visibilité dans les mesures d'abattages préventifs par zones, décidées par le gouvernement. « On ne sait pas où on va, avec des dégâts collatéraux qu'on ne mesure pas encore », a estimé Pierre Mallet, d'accord pour qu'un vide sanitaire global soit décidé afin de « clarifier les choses pour redémarrer la production ».
Au 13 février, 94 foyers hautement pathogènes ont été recensés dans les Landes et 1,350 million de têtes ont été abattues sur 227 élevages, selon le département. L'épizootie n'est toujours pas stabilisée en Chalosse et à l'ouest du département, où sont concentrés de nombreux élevages de palmipèdes.
L'influenza aviaire frappe aussi la filière « volailles maigres », ce qui se traduit par des abattages et la non mise en place de poussins en zones sanitaires. Les Landes sont le premier producteur national de foie gras avec un quart de la production française. Le Conseil départemental a décidé lundi des aides de plus d'un million d'euros pour la filière palmipèdes et volailles maigres.
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