Ce choix a été motivé par « l'évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d'Europe et par la dynamique de propagation du virus », transporté par des oiseaux migrateurs, a précisé le ministère dans un communiqué. Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national dont l'obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et toutes les basses-cours.
Par ailleurs, tout rassemblement de volailles vivantes est interdit, et en particulier sur les marchés. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d'eau, susceptibles d'être infectés par l'influenza aviaire, et entre volailles issues de différents élevages.
Concernant la chasse, les lâchers de gibiers à plume sont également interdits sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants (oiseaux servant d'appâts vivants).
« La gestion de ce nouvel épisode d'influenza aviaire dépend de la mobilisation et l'engagement de tous les acteurs du secteur », a souligné le ministère. Même si le virus ne présente aucun danger pour l'homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière qui n'est toujours pas sortie de la suspension de l'élevage au printemps dernier. L'an passé, l'épizootie de grippe aviaire qui avait touché le Sud-Ouest avait entraîné un vide sanitaire de plusieurs mois pendant lesquels les exploitations avaient cessé de fonctionner. Cette mesure drastique avait permis de venir à bout du virus, au prix d'une perte de production de 25 % pour la filière foie gras et d'un coût global estimé à 500 millions d'euros pour l'ensemble de la filière.
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