« Le Sniv-Sncp, qui n'avait pas cautionné le précédent "accord" annoncé par le ministre de l'Agriculture lors de la table ronde du mois de juin, ne veut pas laisser croire à la filière et aux éleveurs que le remède à la crise est la reprise d'une cotation du Mpb, dont nous dénonçons toujours le fonctionnement obsolète », indique le syndicat dans un communiqué.
Le marché du porc breton a rouvert mardi après plus d'une semaine de suspension de ses cotations, mais sans les acheteurs Cooperl et Bigard qui ont choisi de ne pas revenir. Pour le Sniv, la réunion qui s'est tenue hier au ministère avec les acteurs du Mpb et les producteurs de porcs « n'avait pour but, une fois encore, que d'apaiser la colère des éleveurs et reprendre la cotation du Mpb. C'est pour cela que le Sniv n'a pas souhaité être associé à cette réunion ».
Le syndicat continue à affirmer « qu'une cotation politique complètement décalée du prix européen constitue un désastre économique pour le secteur de l'abattage-découpe et pour toute la filière » et assure qu'il « n'y aura pas de salut pour (la) filière si on refuse de s'attaquer au problème de fond: la compétitivité ».
« Les pouvoirs publics comme les éleveurs doivent avoir le courage de s'engager dans des mesures structurelles, seules capables d'asseoir un prix rémunérateur pour les éleveurs et d'assurer la pérennité de l'abattage français et de toute une filière », souligne le syndicat.
Le Sniv demande donc concrètement « un soutien à la compétitivité des abattoirs par un allègement exceptionnel des charges salariales » ; « un engagement gouvernemental pour que l'origine de la viande soit clairement indiquée et identifiée sur les produits transformés » ; et « un engagement de reprise des négociations pour une exportation de gras et d'abats de porc (produits non soumis à l'embargo) vers la Fédération de Russie ».
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