Selon les résultats, publiés jeudi, d'une consultation publique sur internet organisée du 25 juin au 25 juillet par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et la région Occitanie, 8,9 % des participants seulement ont émis un avis défavorable contre 88,9 % de favorables, le reste des votes étant neutres ou nuls. Sur les 5 970 réponses enregistrées, 26,5% émanent des six départements pyrénéens. Ceux-ci se sont prononcés à 71,6 % en faveur de l'ours, contre 25,4 % qui y sont hostiles. Des chiffres qui tombent à 58,6 % pour et 41,4 % contre si on ne tient compte que des avis émanant des habitants des communes béarnaises de montagne où l'introduction est projetée.
Ces résultats font partie d'un processus de consultation lancé par les pouvoirs publics. Des documents en espagnol avaient aussi été mis en ligne. « L'argumentaire pour le renforcement de la population ursine est dominé par des préoccupations écologiques, patrimoniales, éthiques et économiques », ont souligné la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et la région Occitanie dans un communiqué. Ceux opposés font état d'« une incompatibilité de cette action avec le pastoralisme, une atteinte au développement de la région et à sa sécurité ainsi qu'une action inutile et coûteuse ».
Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot est attendu prochainement dans les Pyrénées-Atlantiques pour présenter son projet d'introduction de deux ourses slovènes mais aucune date n'a été fixée officiellement. L'État avait défini en mai son plan ours pour 2018-2028, destiné à préserver l'ours brun dans les Pyrénées, y compris par l'introduction d'individus, provoquant la colère de nombreux éleveurs et d'élus dans les Pyrénées. Il reste deux mâles dans les Pyrénées-Atlantiques, dont le fils de Cannelle, dernière représentante de l'ours de souche des Pyrénées, tuée par un chasseur en 2004.
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