La mise en œuvre de cette enquête a été confiée à l'Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Les informations ont afflué jusqu’au 30 juin 2008 et la synthèse vient d’être faite. «
Afin de mieux cerner les causes de résurgence voire de rémanence, le groupe de travail a besoin de conduire une enquête épidémiologique au niveau national, plus large que l’analyse de la situation rencontrée dans les départements représentés et portant sur les caractéristiques des foyers de tuberculose bovine survenus en 2005, 2006 et 2007 », expliquait en mai 2008 l’adjoint au sous-directeur de la santé et de la protection animales, Yves Douzal.
L’arrêté du 4 septembre
Cette enquête vise à actualiser l’actuel dispositif de lutte. Une première modification a d’ailleurs été introduite en octobre 2008, avec l’abattage partiel à titre expérimental, rendu possible par l’arrêté du 4 septembre 2008. Attention toutefois : cet abattage partiel est réservé à certains cheptels éligibles mais ne peut être mis en œuvre immédiatement. « Ses modalités et son application éventuelles sont en effet conditionnés par un avis de l'AFSSA et par une instruction subséquente aux Ddsv concernées qui lui fera suite en précisant les critères d'éligibilité des cheptels et le protocole applicable », explique une note de service du ministère de l’Agriculture parue le 1er octobre 2008 (lire ici).
 La France est un État membre de l’UE officiellement indemne de tuberculose bovine depuis 2001 (© Terres-net Média) |
Réapparition en Normandie
La France est un État membre de l’UE officiellement indemne de tuberculose bovine depuis 2001. Aucun cas de tuberculose à Mycobacterium bovis n’avait été identifié chez des animaux sauvages, quand, au début de l’année 2001, des lésions macroscopiques évoquant la tuberculose ont été observées chez trois cerfs élaphes (
Cervus elaphus) tués à la chasse en forêt de Brotonne en Normandie. L’infection à M. bovis a été confirmée par culture. Par ailleurs, la présence de l’infection chez les animaux sauvages s’est accompagnée d’une apparente augmentation de son incidence dans les cheptels bovins de la Seine-Maritime et de l’Eure.
Dans le Bulletin épidémiologique n°29, numéro daté de septembre 2008, un article a fait le point des enquêtes mises en œuvre pendant les saisons de chasse 2001/2002 et 2005/2006 dans les forêts de Brotonne et de Mauny, en Normandie. Ces enquêtes ont été coordonnées par l’AFSSA et l’Office National de la chasse et de la faune sauvage.
Modèle de prévision
«
Cet article analyse également le lien entre le foyer de tuberculose dans la faune sauvage et les foyers bovins au moyen du typage moléculaire. Il évalue également le rôle épidémiologique joué par les différentes espèces impliquées dans le foyer de tuberculose à M. bovis
dans les forêts de Brotonne et de Mauny. Enfin, au moyen d’un modèle mathématique, il synthétise les différents scénarios de contrôle de l’infection élaborés au moyen d’un modèle mathématique » expliquent ses auteurs. Cliquer
ici pour lire une synthèse de l’article.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026