Cogénération ou injection ? Le Gaec L'Avel a opté pour la seconde option. À travers son témoignage, Yannick Laurent, explique comment le biogaz produit sur l'exploitation est entièrement valorisé dans la région de Brest.
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« L'injection a répondu à nos attentes pour différentes raisons. Nous ne produisons pas de chaleur dont nous n'avons pas besoin sur l'exploitation. En revanche, on fournit de l'énergie à la métropole qui a une forte consommation » explique Yannick Laurent, associé au Gaec l'Avel à Milizac (Finistère). Désormais, les déchets verts, produits par les serristes de la banlieue de Brest, passent par l'unité de méthanisation de l'exploitation. Ils sont transformés et redistribués sous forme de biogaz à la collectivité. Revalorisation de déchets, production d’énergie durable, distribution locale : bienvenue dans l’ économie circulaire !
Le Gaec de l'Avel, composé de quatre associés, élève 200 vaches laitières et possède un atelier naisseur-engraisseur de 200 truies. L' unité de méthanisation permet à l'exploitation de se diversifier et de rester cohérente avec son cœur d'activité : l’élevage.
C'était important de donner de la valeur à nos déjections animales et à celles de nos voisins. Il y a énormément de déchets qui ne sont pas valorisés, ce qui est problématique pour tout le monde
Un plus pour la gestion des pâturages
Le digesteur, unité principale du méthaniseur, est alimenté par les effluents des vaches laitières du Gaec et des co-produits agro-industriels, comme des déchets de poireaux et de tomates, collectés chez les serristes environnants. L'approvisionnement du méthaniseur est la charge de travail principale liée à l'activité. La faible demande en main-d'oeuvre a été un critère important pour les associés, dont certains vont bientôt partir à la retraite. 30 min, deux fois par jours, sont également consacrées à la maintenance.
Les déchets introduits dans le méthaniseur sont mélangés, chauffés et transformés en biogaz par des bactéries fermentatives. Le biogaz est épuré afin de ne garder que le CH4 qui prend alors le nom de biométhane. Une fois odorisé et compressé par GrDF, le biométhane est injecté dans le réseau de gaz de la communauté brestoise.
Le digestat, second co-produit du méthaniseur, est épandu par une entreprise de travaux agricoles sur les prairies de l'exploitation. Un réelle plus-value pour la gestion des pâturages, d’après Yannick Laurent, mais pas seulement. « Nous avons un bon retour de nos voisins citadins qui ne se plaignent pas de l'odeur du digestat contrairement à celle du lisier. » Une reconnaissance non-négligeable à quelques kilomètres d'une grande ville.
Économie circulaire
« On se place en amont, de la collectivité en fournissant de l’énergie. Ça permet de nous insérer pleinement dans notre environnement », confirme t-il. En effet, les principaux consommateurs du gaz vert produit par l'exploitation sont les entreprises productrices de déchets organiques et la communauté de Brest. Cette insertion dans l’économie locale permet aux exploitants d'être des acteurs reconnus de leur environnement économique et social. Bilan gagnant pour le carbone, le GAEC L'Avel et les Brestois !
La @regionbretagne abrite le tiers des unités de #méthanisation. La fermentation de déchets agricoles permet d’injecter de + en + de #GazRenouvelable dans le réseau.
— GRDF (@GRDF) August 17, 2019
v/ @OuestFrance #EnR #GazVert #Agriculture #Bretagne #Energie #TransitionÉnergétique https://t.co/dX8iGyUjHN

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