Dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre avec le président PS de la Région Bretagne, Pierrick Massiot, ces acteurs producteurs, fabricants d'aliments, couvoirs et industriels, réunis au sein du Collectif avicole français pointent du doigt « l'offre des compétiteurs brésiliens ».
« Servis par une monnaie en constante dévaluation par rapport au dollar et des prix de matières premières inférieurs de 40 à 60 % par rapport à ceux en vigueur dans la zone euro, les opérateurs brésiliens baissent de mois en mois les prix de commercialisation des poulets sur la zone Moyen-Orient », souligne le collectif.
« Sans une mobilisation rapide des autorités européennes pour corriger le niveau des restitutions (subventions, Ndlr), les acteurs français vont très rapidement être asphyxiés économiquement », estime le collectif, qui fédère l'ensemble des acteurs des productions de volailles et d'oeufs.
Celui-ci souligne que « la filière se mobilise pour relever à terme le défi de la suppression des restitutions ». « Mais il est indispensable de tenir compte des délais nécessaires pour y arriver. 5.000 emplois directs dépendent de la capacité à gérer cette période de transition », pointe le collectif.
Selon le collectif, Pierrick Massiot a « notamment proposé d'alerter les ministres de l'Agriculture Stéphane Le Foll et délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot sur l'urgence de la situation et le risque "d'effet domino", afin qu'ils saisissent la commission européenne avant le comité de gestion du 18 juillet 2013 décidant du montant des restitutions à l'exportation de poulet ».
Le communiqué du collectif est signé notamment par les présidents des volaillers Doux et Tilly-Sabco, du groupe agroalimentaire Tristkalia volailles, de différentes coopératives ou du président de la section FRSEA Bretagne.
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