 Les productions européenne et nord-américaine de viande bovine devraient encore reculer en 2013. (© Terre-net Média) |
« En 2013, la volaille devrait confirmer ses tendances historiques de croissance. Sa consommation et donc sa production connaîtront, sauf accident sanitaire, la plus forte croissance de toutes les viandes. Sa compétitivité-prix lui permettra de s’adapter à toutes les conjonctures économiques ». « Les prix du pétrole dans les pays producteurs stimuleront leurs importations de volailles. Toutefois, la crise économique et le prix de l’alimentation animale élevé pèseront sur le développement de la production ».
« Le prix du porc devrait rester élevé compte tenu de la forte demande asiatique. L’Asie continuera à orienter le marché mondial tant par la demande de ses marchés matures (Japon et Corée du sud) que par celle des émergents (Chine, Vietnam…). Les importations soutiendront la conjoncture européenne et américaine mais la production n’augmentera pas chez les deux principaux exportateurs mondiaux, l’Europe et les Etats-Unis. La flambée du prix des matières premières nécessaires à l’alimentation animale depuis cinq ans handicapera la production sur l’ensemble de la planète, en Europe et aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, le cheptel de truies sera préservé pour être prêt à produire davantage de porcs dès que la conjoncture sera plus favorable. »
Hausse de la production de viande bovine au Brésil et en Inde
« Les productions européenne et nord-américaine de viande bovine devraient encore reculer. Le Brésil comme l’Inde seront parmi les rares pays à augmenter leur production, aidés par une demande intérieure dynamique. Mais la concurrence du lait et surtout des grandes cultures limiteront partout la production de viande bovine. Ce sera en particulier le cas dans les pays où l’engraissement est fortement basé sur des grains qui sont rares et chers.
L’Union européenne devrait poursuivre sur la pente d’un déclin structurel. L’Asie serait le moteur de la croissance de la demande de viande bovine dans un contexte de ralentissement économique. Les grands exportateurs mondiaux devraient donc continuer à se réorienter fortement vers ses nouveaux consommateurs.
Profitant des disponibilités réduites en Amérique du Nord, en Europe et dans une moindre mesure en Amérique latine, l’Inde et l’Australie devraient encore gagner des parts de marché.
Le commerce international progressera peu, faute de disponibilité et surtout du fait d’une moindre croissance économique. Après une flambée spectaculaire, les prix devraient se stabiliser à un niveau élevé en 2013. Et ce seront encore les grands pays émergents (Brésil, Inde, Asie) qui contrôleront le marché. »
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