 La flambée des cours des produits industriels laitiers n’est pas encore ressentie par les producteurs européens, mais selon certaines estimations, le prix payé aux producteurs pourrait atteindre les 330 € / 1.000 litres en moyenne sur l’année 2013. (© Terre-net Média) |
Le malheur des uns fait, paraît-il, le bonheur des autres.
Les producteurs laitiers européens, certains plus que d’autres, attendent avec impatience que
la sécheresse néo-zélandaise, leur permette de retrouver un prix du lait plus rémunérateur. Et qui pourrait les en blâmer ? En Espagne, les baisses de production et la décapitalisation du cheptel laitier en 2012, sur fond de crise socio-économique, ont fragilisé la filière ; au Royaume-Uni la collecte de lait demeure très déprimée en 2012 ; en France les producteurs, qui ont subi une hausse des coûts pour alimenter leurs vaches, manifestent pour réclamer une hausse de 3 centimes le litre de lait depuis l'automne.
Pour l’heure, la flambée des cours des produits industriels laitiers n’est pas encore ressentie par les producteurs européens, mais selon certaines estimations, le prix payé aux producteurs pourrait atteindre les 330 € / 1.000 litres en moyenne sur l’année 2013.
Le marché laitier est un marché structurellement instable et extrêmement volatile, ainsi que le révèlent les crises laitières successives depuis 2007. Comme l’ont dernièrement rappelé les principaux syndicats agricoles français et européens, le maintien de la filière lait, notamment pour faire face à la fluctuation des cours mondiaux, passe par la réforme de la Pac. La seule sécheresse néo-zélandaise ne viendra pas sécuriser durablement la filière laitière européenne, et c’est maintenant, et alors que les quotas laitiers européens vont disparaître en 2015, qu’il est urgent de songer à la mise en place d’outils flexibles de régulation, à même d’assurer demain des revenus rémunérateurs et stabilisateurs aux agriculteurs européens (1).
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