Le sondage révèle que 22 % des Français de cet échantillon, qui consommaient de la viande et des plats cuisinés à base de viande avant l'affaire, ont décidé de bannir de leur consommation les plats cuisinés toutes viandes confondues.
Une majorité de Français (55 %) considère que cette tromperie sur la nature de la viande est « une affaire vraiment grave car on a menti sur la composition de certains produits ». Mais 44 % pensent plutôt que « c'est une affaire pas si grave que ça car il n'y a pas de mise en danger de la santé des consommateurs ».
L'institut Bva souligne que le niveau des intentions exprimées d'abandonner les plats cuisinés à base de viande correspond à celui observé pendant la crise de la vache folle en 1996.
La consommation de viande ne devrait qu'être marginalement touchée
« Il y avait bien eu un effet d'écoeurement chez le consommateur qui était ensuite revenu assez rapidement à ses habitudes, les Français étant quasiment tous carnivores », note Bva. Le sondage montre d'ailleurs « que l'affaire ne devrait que marginalement toucher la consommation de viande (non préparée), alors que 4 % déclarent ne plus en consommer du tout depuis l'affaire ».
Dans le détail, ce sont les plus âgés qui ont le plus souvent modifié leurs habitudes : 31 % des plus de 65 ans ne consomment plus de plats à base de viande de boeuf, tandis que les jeunes sont moins méfiants, en particulier les 18-24 ans (10 %).
Les Français les plus aisés boudent deux fois plus ce type de plats que les plus modestes. Le sondage Bva a été effectué auprès de 1.013 personnes entre le 28 février et le 1er mars.
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