Les principaux syndicats agricoles seront reçus vendredi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a supervisé les dernières annonces sur la gestion de l'épizootie de dermatose bovine, à l'origine du réveil de la colère agricole alimentée par l'accord UE-Mercosur.
« J'ai eu un contact la semaine dernière et nous le verrons demain matin à son invitation à Matignon à 9h45 », a déclaré le président de la FNSEA Arnaud Rousseau sur RMC/BFMTV.
Premier syndicat agricole grâce à son alliance avec les Jeunes agriculteurs (JA), la FNSEA a soutenu la gestion de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) par l'Etat, c'est-à-dire l'abattage total des foyers infectés, la vaccination dans les zones touchées et non nationale et l'interdiction des mouvements d'animaux.
Mais localement, des adhérents de la FNSEA manifestent aux côtés des autres syndicats qui contestent cette politique. « On a des gens qui sont en action partout, avec parfois des clivages très clairement sur le sujet de la dermatose », a reconnu Arnaud Rousseau. « Mais je ne voudrais pas que la dermatose cache le reste des difficultés agricoles », a-t-il ajouté, en référence aux manifestations qui ont lieu jeudi à Bruxelles, où il se trouve, contre l'accord de libre-échange UE-Mercosur.
Les Jeunes agriculteurs, dont les adhérents sont nombreux sur les barrages routiers dans le Sud-Ouest, seront aussi reçus séparément à 8h30 Matignon vendredi, ont-ils confirmé à l'AFP.
Le nouveau président, Bertrand Venteau, et le secrétaire général de Coordination rurale, deuxième force syndicale habituée des actions coup de poing surtout dans ses bastions du Sud-Ouest, seront reçus, a confirmé l'organisation à l'AFP.
La Confédération paysanne, troisième syndicat attend une confirmation mais doit être reçue en fin de matinée, a-t-elle précisé à l'AFP.
Ces deux syndicats sont le fer de lance des actions et blocages routiers qui parsèment la France, surtout dans le Sud-Ouest depuis une semaine. Ils demandent la fin des abattages totaux et la vaccination nationale. Ces deux syndicats sont aussi historiquement opposés au Mercosur. Plusieurs collectifs ont menacé de maintenir leurs blocages pendant les fêtes.
« C'est au gouvernement et c'est à Bruxelles d'apporter les réponses. Depuis plus de deux ans maintenant, on est mobilisés (...) notre objectif n'est pas d'emmerder les Français », a déclaré Arnaud Rousseau, sans exclure un maintien des actions sur les prochaines semaines, à la main des branches locales.
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