« Terrena est en capacité, sur sa zone de collecte historique (environ 100 km autour d'Ancenis), de collecter 40 millions de litres de lait supplémentaires. Ce lait sera transformé localement par la laiterie du Val d'Ancenis », indique Terrena dans un communiqué.
En France, la production moyenne des fermes laitières est de 500 000 litres par an. Cette proposition pourrait donc offrir un nouveau débouché à des dizaines d'exploitations.
La multinationale Lactalis (Président, Lactel, Galbani), qui revendique le titre de premier groupe laitier mondial, a annoncé le 25 septembre qu'elle allait réduire progressivement de près de 9 % ses volumes collectés en France. Ce sont environ 300 fermes qui ne seront plus collectées à terme par Lactalis dans l'est de la France et autour de la Vendée.
La semaine dernière, l'entreprise familiale LSDH avait indiqué à l'AFP pouvoir reprendre « entre 50 et 60 millions de litres de lait par an » pour alimenter son usine de Cholet (Maine-et-Loire).
Lactalis compte se délester d'une collecte d'environ 450 millions de litres de lait.
La laiterie du Val-d'Ancenis peut « proposer des débouchés pérennes aux producteurs grâce à ses trois métiers de transformation (beurre, fromage, poudre de lait et sa marque Paysan Breton) », indique Christophe Miault, éleveur du département et administrateur de Terrena, cité dans le communiqué. La laiterie, historiquement détenue par Terrena, est intégrée dans la filiale Laïta, que Terrena possède avec deux autres coopératives (Even et Eureden).
Pour des raisons de droit de la concurrence, Lactalis ne peut discuter directement avec d'autres transformateurs de la reprise de contrats d'éleveurs. Un cabinet indépendant, spécialisé dans la gestion de transition, pourra jouer les intermédiaires.
« On se sent trahis parce qu'il n'y a pas eu du tout de communication. C'est une décision unilatérale de leur part », a déclaré Riwan Marquet, producteur de lait bio, lors d'un rassemblement organisé vendredi par la Confédération paysanne sur un site Lactalis d'Ille-et-Vilaine. Avec sa famille, a expliqué l'éleveur breton de 31 ans, il a appris par téléphone qu'ils avaient deux ans pour trouver une autre laiterie bio. Lactalis propose autrement de payer leur lait « au prix conventionnel », moins rémunérateur.
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