Des dérobées pour faire face au changement climatique ? D’après un sondage Web-agri, la moitié des lecteurs optent pour la récolte de dérobées d’hiver afin de sécuriser leur stock fourrager.
Le ray-grass est la fourragère la plus couramment choisie. Parmi les éleveurs qui misent sur les dérobées hivernales, 40 % récoltent du RGI. Et pour cause : la culture peut être implantée entre une céréale d’hiver et un maïs fourrage.
Des alternatives peuvent être à étudier. « Il est certes possible d’obtenir de bonnes valeurs alimentaires en le récoltant précocement, mais celles-ci diminuent rapidement lorsque la météo perturbe les chantiers », note Arvalis.
Les trèfles peuvent notamment tirer leur épingle du jeu, notamment en association légumineuses et céréales. La graminée sert alors de tuteur pour la légumineuse. « D’une part, elles ne requièrent généralement pas d’azote minéral, ce qui réduit le coût de production du fourrage et son impact environnemental. D’autre part, certains mélanges présentent des potentiels de rendements proches d’un RGI », poursuit l’Institut technique. 38 % des éleveurs récoltant des dérobées misent ainsi sur ce mélange d’après le sondage Web-agri. Trèfle Squarrosum, d’Alexandrie, Incarnat ou Micheli peuvent être associés à un seigle fourrager, et afficher des valeurs alimentaires au-delà des 15 % de MAT.
« Si l’objectif de la dérobée est de récolter des fourrages riches en protéines, les vesces seront une bonne alternative, notamment la vesce velue ». La production est plus faible qu’avec un ray-grass, mais la vesce a l’avantage de présenter des taux de MAT entre 20 et 25 %.
Triticale, avoine, pois fourrager, vesce velue ou commune, féverole… 22 % des éleveurs optent également pour l’implantation de méteil, et 2 % pour un colza fourrager.
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