« C'est un accord gagnant-gagnant », a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui vante des « avantages immédiats » pour les entreprises européennes, qui « économiseront un milliard d'euros de droits de douane ». Bousculée par la concurrence de la Chine et les taxes douanières aux États-Unis, l'UE mène une politique de diversification commerciale tous azimuts.
Depuis début janvier, Ursula von der Leyen a scellé trois accords successifs avec les pays latino-américains du Mercosur, l'Inde et maintenant l'accord UE-Australie, « une véritable trilogie commerciale », loue-t-elle. Les principaux syndicats agricoles d'Europe ont dénoncé au contraire les « concessions inacceptables » faites à l'Australie pour des filières sensibles comme le bœuf, la viande ovine, le sucre et le riz.
Malgré des quotas détaxés limités, ils soulignent « l'effet cumulatif » des accords commerciaux avec le Mercosur puis l'Australie. « La série noire se poursuit pour l'agriculture européenne », a déploré le Copa-Cogeca, le lobby agricole européen. « C'est un moment important pour notre nation », a souligné à l'inverse le Premier ministre australien Anthony Albanese.
L'accord doit encore être soumis aux États membres et au Parlement européen. L'UE espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, alors que le traité avec le Mercosur avait suscité une série de mobilisations, dont une manifestation massive à Bruxelles en décembre.
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