« Nous sommes en train de l'évaluer en détail mais en première analyse, je souhaite vous dire qu'il s'agit un bon accord », a déclaré la ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.
« D'abord parce qu'il va faciliter l'accès au marché néo-zélandais et renforcer nos positions dans nos secteurs exportateurs en matière de biens comme de services, ainsi que notre accès aux marchés publics néo-zélandais », a-t-elle fait valoir. « Ensuite parce qu'il s'agit de l'accord le plus ambitieux en matière de développement durable » jamais conclu par l'UE, avec des « sanctions » en cas de non-respect « des clauses environnementales et sociales ».
L'accord « protège par ailleurs nos filières agricoles sensibles et soutiendra nos exploitations agricoles et agroalimentaires en protégeant plus de 200 indications géographiques comme le comté ou le jambon de Bayonne », a assuré la ministre.
Conclu le 30 juin, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande pourrait gonfler de 30 % le commerce bilatéral, en particulier dans le secteur agricole.
Le texte, fruit de quatre ans de négociations, suscite toutefois chez les éleveurs européens la crainte d'une concurrence déloyale.
En France, Interbev (interprofessionnelle du bétail et des viandes) et le Cniel (interprofession laitière) se sont récemment inquiétés de « l'arrivée de plusieurs milliers de tonnes de produits laitiers, viandes ovines et bovines depuis l'autre bout du monde, sans exigence de respect de nos normes de production ». Ils ont notamment cité le cas d'herbicides ou autres produits phytosanitaires interdits dans l'Union européenne mais toujours utilisés selon eux en Nouvelle-Zélande.
L'UE est le troisième partenaire commercial des Néo-Zélandais, qui exportent notamment du vin, des fruits et de la viande en Europe. Le commerce bilatéral de biens entre les deux zones a représenté environ 8 milliards d'euros en 2021.
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