Deux indicateurs sont à guetter avant de sortir les vaches : les sommes de températures, ainsi que le nombre de feuilles présentes sur les graminées.
L’heure de la mise à l’herbe approche. Dans une vidéo, la Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc donne quelques repères pour savoir quand sortir les vaches.
Reprise de la végétation autour des 300° jours
Tout d’abord, les regards doivent se tourner vers les sommes de températures. « Dans la vallée de l’Arve, à 450 m d’altitude, nous avons atteint les 300° jours autour du 15 mars », lance la conseillère. Un chiffre loin d’être anodin : les sommes de températures à compter du 1er février indiquent la reprise de la végétation. Compter autour de 300° jours pour une prairie permanente (dactyle, fétuque élevée…), voire 250° pour une prairie temporaire fertile et précoce (ray-grass). Dans l’idéal, le départ de végétation doit correspondre à la mise à l’herbe des animaux. L’objectif étant d’atteindre le stage épis 5 cm, autour de 500° jours pour marquer la fin du déprimage. Cette méthode présente l’avantage d’adapter les pratiques de pâturage à l’année climatique ou à l’altitude.
À défaut de suivre les sommes de températures, des repères existent parmi la végétation. « La floraison du forsythia est à suivre. Elle débute lorsque les 300° jours sont atteints ».
Viser le stade trois feuilles
La conseillère propose également d’observer ses parcelles. Un dactyle à la main, elle commente le développement de la plante. « On retrouve 5 feuilles. Une première feuille en sénescence qui doit dater de l’année dernière, voire de cet hiver. Une seconde, qui a dû être en partie mangée à l’automne dernier, puis trois feuilles vivantes sur le pied ». Et pour cause : le stade trois feuilles est à privilégier pour le pâturage.
Un ray-grass n’a jamais que trois feuilles vivantes, « et c’est vrai pour la plupart des graminées », explique la conseillère. Si la plante lance la production d’une quatrième feuille, une plus ancienne va entrer en sénescence pour laisser place à celles du dessus. C’est donc le moment idéal pour pâturer, afin d’optimiser le volume d’herbe valorisé au pâturage.
Le déprimage permettra alors de nettoyer la prairie et de faciliter la talle des graminées. « On vient ratiboiser les graminées sur le premier cycle de la plante. On la stresse positivement pour qu’elle cherche à multiplier les talles pour faire des épis ». Le déprimage aide également les dicotylédones à trouver la lumière pour bien démarrer.
Sur la parcelle étudiée, dans la vallée de l’Arve, la plupart des graminées étaient au stade 3 feuilles au 19 mars. « On trouve trois feuilles sur le ray-grass italien, deux et demi sur l’anglais. Il y a aussi trois feuilles, voire davantage sur le pâturin et la fétuque élevée ».
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