À partir du 1er janvier 2023, ce sont les régions qui auront la gestion des aides à l’installation. Dans la PAC précédente, la dotation jeune agriculteur était constituée d’un montant de base, variable selon la zone (plaine, piémont, montagne) et de quatre bonus (ou modulations) dont un, appelé agroécologie, incluait l’agriculture biologique. Désormais, ce sont les régions qui définissent le montant de base et les majorations selon leurs propres critères.
Dans ce nouveau contexte, la Fnab (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) a voulu savoir : « dans quelle région fera-t-il bon s’installer en bio en 2023 ? ». Pour cette fédération, l’enjeu est crucial et c’est avant tout celui du renouvellement des générations en agriculture. « D’ici à cinq ans, nous aurons 200 000 fermes à transmettre. Et en 10 ans nous avons déjà perdu 100 000 exploitations et ce n’est pas avec les filles et fils d’agriculteurs que nous pourrons assurer ce besoin de renouvellement », avance Alan Testard, secrétaire national à la Fnab. Il faut donc aider les jeunes candidats à l’installation non issus du milieu agricole (les Nima). Or, la Fnab fait le constat que ces porteurs de projets sont majoritairement intéressés par l’agriculture biologique. Conclusion : aidons davantage les installations en bio.
Bonus bio ou pas
Afin d’évaluer l’engagement des régions pour l’installation en bio, la Fnab a établi une échelle de notation pouvant aller de -15 points à + 30 points. Les critères d’attribution des points sont les suivants : l’existence d’un bonus incluant l’agriculture biologique : +15 points, sinon -15 points. Ensuite, trois critères permettent de gagner chacun 5 points : le fait que la modulation bio soit exclusivement réservée à l’agriculture biologique, l’existence d’une différence significative (minimum 1/3 en plus) entre le montant de base moyen et le montant avec la modulation bio, enfin, la présence d’un bonus pour les porteurs de projets qui ne reprennent pas une exploitation familiale ou au bénéfice des Nima. Deux autres critères provoquent un malus de 5 points : lorsque la région a prévu une modulation HVE (Haute Valeur Environnementale) et que son montant est identique à celui de la modulation bio, et lorsque l’agriculture biologique n’est pas reconnue dans la modulation agroécologique.
Bilan de cette évaluation : Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine sont les meilleurs élèves avec 25 points, suivis par l’Occitanie, l’Île France et les Pays de la Loire à 20 points. En bas du classement : Bretagne, Grand Est et Normandie avec -15 points ne cochent aucune case et n’apportent aucun bonus aux JA s’installant en bio.
Notons que ce classement ne tient pas compte du montant de base qui peut être très différent d’une région à l’autre.
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