Produire des céréales ou des protéagineux pour entrer dans la ration permet de réduire sa sensibilité à la volatilité des prix.
FAIRE FACE À LA VOLATILITÉ CROISSANTE du prix des matières premières peut passer par la recherche d'une plus grande autonomie alimentaire. En effet, utiliser ses propres céréales ou incorporer des protéagineux produits sur l'exploitation permet souvent de réduire la facture alimentaire. Mais, au-delà du bonus économique attendu, il faut aussi que les performances techniques se maintiennent, de même que le bilan sanitaire du troupeau. Inutile de chercher tout de suite une autonomie alimentaire totale. Le virage s'opère progressivement avec, en premier lieu, l'autoconsommation des céréales. Le choix de la variété la plus adaptée doit tenir compte des valeurs alimentaires, mais aussi des contraintes agronomiques et du potentiel de rendement. Ensuite, il faut réfléchir au mode de stockage. Pour une bonne conservation, le taux d'humidité à la récolte ne doit pas dépasser 15 % pour du grain entier. Sinon, il faudra le sécher ou l'inerter (injecter du CO2 FAIRE FACE À LA VOLATILITÉ CROISSANTE dans le silo). On peut stocker à plat ou en cellules. Le choix dépendra de l'intégration sur l'exploitation et du coût. De plus, l'incorporation des céréales dans la ration nécessite l'acquisition d'un aplatisseur. En effet, les grains aplatis ou broyés grossièrement seront mieux valorisés par les animaux. Pour fabriquer un aliment fermier de type « VL », les céréales devront être couplées à un correcteur azoté classique (tourteau de soja ou de colza), ou bien une autre source protéique qui peut être produite sur l'exploitation, si l'éleveur souhaite encore gagner en autonomie. Il faut apporter les minéraux et vitamines nécessaires pour couvrir les besoins.
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