Le nouveau coefficient du quota de matière grasse réduit l'impact sur le volume permis de livraison en cas de TB supérieur à la référence. L'effet n'est pas négligeable.
Après l'instauration des quotas laitiers en 1984, la campagne 1989- 1990 avait vu la mise en place des quotas de matière grasse. Chaque exploitation dispose donc d'une référence de matière grasse historique à comparer avec le taux réel des livraisons de l'éleveur. Dans son principe, les calculs se réalisaient de la manière suivante. Si le taux réel était inférieur au taux historique, 1 point de TB permettait à l'éleveur de produire 0,18 % de volume de lait en plus. À l'inverse, 1 point de TB en plus et c'était 0,18 % de volume en moins à livrer. Depuis vingt ans, ce dispositif n'avait pas bougé, mais le mode de calcul vient de subir quelques modifications à la suite d'un règlement de la Commission européenne en date du 26 mars 2009 (n° 258/2009). Ce règlement explique qu'en effet, en raison des nombreux changements intervenus depuis 1989 dans la nature des régimes d'aides au secteur laitier, il convient de réduire le degré d'adaptation applicable aux livraisons de lait dont le taux de matière grasse est supérieur au niveau de référence.
En d'autres termes, le coefficient de 0,18 % appliqué pour ceux qui faisaient plus de TB que leur référence est divisé par deux à partir de la campagne en cours. Cela leur permet donc, à taux identique par rapport à l'an dernier, de faire un peu plus de lait sans craindre les pénalités pour dépassement.
Pas de changement en revanche pour ceux qui sont en dessous de leur référence TB. Le taux de 0,18 % demeure identique dans ce cas de figure. Alors que la campagne laitière se termine, chacun a intérêt à mesurer l'impact de ce nouveau coefficient sur son droit à produire pour ajuster ses livraisons.
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