L'opportunité de produire du lait supplémentaire s'offre à certains éleveurs, mais à un prix différencié. L'intérêt économique est à calculer.
Volumes et prix différenciés, ce n'est plus de l'ordre du débat, c'est aujourd'hui une réalité. Quelques gros opérateurs de l'industrie laitière l'ont déjà mis en place. Si leur mode de fonctionnement est parfois différent, le principe est globalement le même. Il s'agit d'encadrer les volumes produits pour éviter une surproduction susceptible de déstabiliser les marchés. Schématiquement, le volume A est payé au prix du marché des débouchés classiques. Le volume B, lui, est destiné à la fabrication de produits basiques (poudre…). Il est donc soumis à la très forte volatilité que subit ce type de produits. Un volume C est également parfois évoqué.
Pour les éleveurs concernés, c'est donc une révolution. Il n'y a plus un prix du lait mais des prix du lait… Des volumes différents pour un même produit avec des arbitrages à faire. Faut-il le produire ou non, quand, à quel prix… ? Avec, au final, cette question : le jeu en vaut-il la chandelle ?
La simulation est d'autant plus importante que beaucoup d'éleveurs mettent aujourd'hui en parallèle les revenus réalisés par le lait et ceux espérés, en moyenne, sur une campagne de céréales.
Car s'il faut mobiliser des terres destinées aux cultures, dans le contexte économique que l'on connaît aujourd'hui, la question mérite d'être posée. Surtout dans les zones de polyculture-élevage où la concurrence entre les deux spéculations est plus que jamais d'actualité !
Pour y répondre, analysons le cas de M. Lelait qui, à partir des données de son exploitation, souhaite évaluer l'intérêt économique de réaliser du volume B.
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