Fait particulièrement rare, le Journal de Saône-et-Loire annonce qu’une vache de la famille Bertin vient de mettre quatre génisses au monde.
« Nous invitons les lecteurs du Journal de Saône-et-Loire à nous aider à trouver les prénoms », s’amusent Michel et Annick Bertin, éleveurs de Charolaises à Tavernay, près d’Autun (71). Ces quatre petites femelles sont nées d’une vache âgée de sept ans.
Taux de gémellité élevé
La race charolaise est connue pour son taux de gémellité élevé : 4 % des vêlages donnent des jumeaux. D’après la thèse vétérinaire de ME. Germain (2009), dans la majorité des cas, les ovulations multiples consistent en des ovulations doubles (35 sur 235 ovulations), seule 1 sur 235 ovulations est triple (Stevenson et al., 2007). Les probabilités de féconder et de donner naissance à quatre veaux viables sont donc extrêmement faibles.
Par ailleurs, une vache ayant déjà eu des jumeaux aurait environ 10 % de chance de refaire à nouveau une portée gémellaire. Le taux de naissances multiples tend à s’accroître au fil du temps. Une étude récente, portant sur 2,9 millions de mises-bas de vaches laitières holsteins aux USA, enregistre une hausse de la fréquence des gestations gémellaires passant d'un taux de 3,4 % en 1996 à 4,8 % en 2004.
L’expérience « Twinner » : 1,56 veau/vache
Le centre d’expérimentation Roman L. Hruska U.S. Meat Animal Research Center (MARC) dans le Nebraska a tenté de créer une race dont la prolificité serait augmentée par sélection afin d’accroître la productivité. En 1981, 307 vaches fondatrices furent sélectionnées sur des critères de prolificité élevée et répétée (Gregory et al, 1997). A partir des années 90, partant du principe que le taux d’ovulation était le premier facteur limitant la taille des portées, l’équipe du centre d’expérimentation a cherché à estimer l’héritabilité et la corrélation génétique entre gémellité et taux d’ovulation puis à développer un modèle de prédiction permettant d’évaluer, pour chaque individu, la part attribuable à la génétique dans la transmission d’un caractère à sa descendance. Ce travail montra que l’héritabilité du taux d’ovulation est meilleur qu’espéré (h²= 0,35 : héritabilité intermédiaire).
De cette sélection a résulté un accroissement de la fréquence de jumeaux et triplés dans une population dénommée Twinner. Le pourcentage des mises-bas multiples passa de 3,4 % en 1982 à 28,5 % en 1993, soit une augmentation de 25,1 % de mises-bas multiples par an. Ainsi, après seulement 12 ans de sélection, le taux de gémellité de ce troupeau a augmenté d’un facteur 10. En 2004, le nombre moyen de veau par vache appartenant au troupeau Twinner était de 1,56 contre 1,34 en 1994. En 2005, le taux d’ovulation moyen des génisses du troupeau atteignait 1,48 ± 0,04 corps jaune par cycle (Echternkamp et al., 2007).

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