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Face aux prix des engrais, avez-vous changé de stratégie pour la fertilisation des prairies ? Pour Antoine, éleveur normand, ce n'est surtout pas une bonne idée : il faut au contraire maximiser le potentiel des fourrages pour limiter les achats d'aliments ensuite.
Le prix des engrais vous a-t-il fait revoir votre copie quant à la fertilisation azotée des prairies ? Dans l'Eure, Antoine Thibault n'a rien changé (ou presque). Dans une nouvelle vidéo postée sur sa chaîne Youtube, il explique : « Le risque serait d'avoir des fourrages moins riches en énergie et en protéines, et vu le coût tout aussi élevé des concentrés, mieux vaut ne pas faire l'impasse. »
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« En ne fertilisant pas mes prairies, j'économiserais environ 2 000 €. Par contre, cela m'obligerait à acheter plus de 5 000 € d'aliment, ce n'est pas anodin. » Pour autant, l'éleveur va tout de même réduire l'apport prévu car « le lisier épandu à l'automne et en sortie d'hiver est totalement disponible car il n'a pas plu beaucoup. Il y a eu moins de pertes. »
Mes bases de calcul :
50 u économisées sur 20 ha ~ 1800e de gagnés
4 points de MAT en moins ~ 3000 e de tourteaux en plus 0,1 UFL en moins ~ 3000 e de concentrés énergétiques en plus
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