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Web-agri : Lors d'une précédente édition du Sima, Valtra a présenté un concept de tracteur au biogaz. Brandon, où en est le projet aujourd'hui ?
Brandon Montgomery : Effectivement, nous projetions le développement d'un moteur à double carburant. Actuellement, cinq prototypes sont à l’étude en Finlande, en Suède et en Russie.
Web-agri : Existe-t-il un réel intérêt pour ce type de machine en Europe ?
Brandon Montgomery : Absolument ! Les pays nordiques tels que la Finlande, la Suède, l'Allemagne ou la France manifestent un réel intérêt. On remarque qu'en fonction du prix du pétrole, les agriculteurs observent différemment la technologie. Plus le prix est élevé, plus ils manifestent de l'intérêt. Idem en fonction de la production de méthane. De plus en plus de municipalités consomment du gaz vert. Elles en ont besoin pour répondre aux exigences de l'écologie et redorer leur blason.
Web-agri : En termes d'autonomie, combien d'heures peut fonctionner un engin avec du biométhane ?
Brandon Montgomery : L'objectif de la marque est que le client puisse utiliser son tracteur pendant 6 ou 7 h sans approvisionnement. Actuellement, il est atteint et l'agriculteur peut tirer profit de sa machine. Avec un réservoir supplémentaire de biogaz, l'autonomie passe à 9 h.
Web-agri : Peut-on utiliser le méthane directement issu du méthaniseur ?
Brandon Montgomery : Non, surtout pas. C'est d'ailleurs là qu'est toute la complexité de cette technique. Le gaz brut est agressif envers le moteur. Il faut donc le purifier et le stabiliser. Et puis, il y a les normes d'émission polluante à respecter. Dans le cas d'un moteur bi-carburant, nous devons également répondre à la réglementation en vigueur losque l'engin fonctionne avec le GNR. Cela rend le développement long et fastidieux.
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