« L'État indemnise les propriétaires d'animaux abattus et les denrées et produits détruits sur ordre de l'administration » ainsi que « les opérations de nettoyage et de désinfection » réalisées par une entreprise agréée, indique l'arrêté daté du 16 juillet.
L'État prend aussi en charge « la collecte, le transport et l'élimination des cadavres des animaux abattus sur ordre de l'administration », ajoute l'arrêté.
Côté vétérinaires, l'État prend en charge la visite dans les élevages suspectés d'être infectés par la dermatose nodulaire contagieuse, les prélèvements, les analyses auprès de laboratoires agréés et les actes d'euthanasie de bovins en cas d'infection avérée.
Ces dispositions « s'appliquent aux actions de police sanitaire, de dépeuplement et de vaccination survenues à compter du 23 juin » dernier, détaille l'arrêté.
Le ministère de l'agriculture avait annoncé mercredi que la détection d'un cas de DNC dans un élevage de bovins entraînerait l'abattage total des animaux dans le foyer d'infection et une campagne de vaccination obligatoire dans la zone autour. Des mesures destinées à faire face à l'apparition fin juin en France de cette maladie non transmissible aux humains.
« Indemniser les animaux abattus à leur juste valeur »
Après l'apparition d'un premier cas en Italie, le 20 juin en Sardaigne, un premier cas de dermatose nodulaire en France a été détecté le 29 juin à Entrelacs, en Savoie. Depuis, la propagation est rapide : au 16 juillet, ce sont 26 foyers qui ont été détectés dans deux départements, la Savoie et la Haute-Savoie, selon le site du ministère.
Dans un communiqué commun jeudi, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, Chambres d'agriculture France (CDAF) et la Coopération agricole (LCA) avaient demandé à l'État « d'indemniser les animaux abattus à leur juste valeur, tout comme les perte de production en attendant le repeuplement des cheptels ».
Ils réclament également une mobilisation « massive » pour « une vaccination contre la DNC la plus rapide possible, lueur d'espoir dans ce contexte extrêmement difficile ».
De son côté, la Confédération paysanne, 3e syndicat, a réaffirmé son « opposition aux abattages totaux des troupeaux dès la première analyse positive à la DNC ». Plusieurs de ses membres se relaient dans deux fermes pour faire barrage aux abattages.
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