Face à la flambée des prix des matières premières agricoles, renforcée par la guerre en Ukraine, les négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs ont été rouvertes sous l’impulsion du Gouvernement, qui tient un comité de suivi hebdomadaire.
Pour la Coopération laitière, il est cependant indispensable que ces négociations débouchent sur une hausse de tarif « de 15 % à 20 % en moyenne sur l’année », rappelle Damien Lacombe, son président.
« Les négociations commerciales sont basées sur les CGV qui sont envoyées par les fournisseurs environ trois mois avant la clôture de celles-ci. Depuis le début d’année, les évènements imprévisibles ont faussé la donne et les CGV s’avèrent obsolètes par rapport à la hausse exponentielle des coûts des matières premières que subissent les producteurs et leurs coopératives », précise la Coopération laitière.
Si la charte d’engagement a été signée par les enseignes et les industriels, « cet accord doit avant tout et impérativement se concrétiser », ajoute la Coopération agricole, pour qui la hausse des prix est indispensable à la pérennité de la filière et des coopératives laitières. Ces dernières représentent 52 500 associés-coopérateurs et 23 000 salariés, rappelle l’organisation.
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