En plus des installations de contention, les cordes peuvent être grandement utiles en élevage. Thomas Delattre, conseiller en prévention des risques professionnels à la MSA de Picardie, nous montre quelques nœuds de licol pour manipuler des vaches en toute sécurité.
Quel éleveur ne s'est jamais fait bousculer en manipulant ses vaches ? Si des installations de contention adéquates restent l'idéal, il existe d'autres moyens pour immobiliser un bovin en vue d'un soin. Thomas Delattre, conseiller en prévention des risques professionnels à la MSA de Picardie, nous explique comment réaliser deux types de licol, ainsi qu'une compression de la cage thoracique :
Facile à réaliser, le licol en huit s'utilise pour des interventions rapides. Il comprime l'animal au niveau de son museau, donc il n'est pas fait pour rester longtemps. Il est surtout utilisé pour accéder à l'encolure de la bête (pour les soins de type piqûres). Le gros avantage : il se retire très facilement, lorsque la corde tenue par l'éleveur n'est plus en tension.
Le licol de promenade ou d'attache sert à maintenir l'animal en toute sécurité (contrairement au licol en 8, il dispose d'un frein qui empêche toute compression du nez).
Il se transforme facilement en licol buccal en passant la partie inférieure de la corde dans la gueule de l'animal. Cela facilite notamment l'administration par voie orale. « Certains éleveurs l'utilisent pour faire ruminer des vaches ayant un souci, affirme Thomas Delattre. Et lorsqu'elles salivent comme ça, elles sont occupées et distraites de l'intervention, ça peut aider. Mais attention : il ne faut surtout pas attacher l'animal en licol buccal car en cas de chute, il peut se casser la mâchoire. »
Comprimer la cage thoracique pour accéder à la mamelle
Un autre type de nœud, plutôt pour les éleveurs allaitants : celui qui entoure l'animal derrière ses épaules. L'objectif est de comprimer de la cage thoracique pour accéder à la mamelle tout en évitant le coup de patte éventuel. « C'est très utile sur les génisses ou les vaches difficiles. On peut s'approcher pour aider à faire téter le veau. » L'expert ajoute : « Pour être en sécurité, il faut toujours du départ se tenir contre l'animal. De cette façon, on se place hors d'atteinte des coups. Et pour vérifier qu'on a assez serré la corde, on vient toucher le grasset qui doit être détendu. »
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Pourquoi les Allemands ont-ils un meilleur prix du lait ?
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Le gouvernement appelle à « une limitation » de la consommation de viande
Intervenants en élevage : « tout le monde ne circule pas librement sur l’exploitation ! »