Dans l’Est, l’entreprise Pollen propose à ses clients divers coproduits livrés déjà mélangés. Les objectifs : réduire le coût de la ration et le temps de travail lors de la distribution quotidienne. A l’aide d’une mélangeuse géante, un éleveur de Meurthe-et-Moselle a mixé coproduits, ensilage de maïs et luzerne dans le même silo.
« L’entreprise est venue avec la remorque mélangeuse de 45 m3. Nous avons repris l’ensilage de l’automne 2012 et celui qui restait de 2011. L’idéal serait de réaliser le mélange le jour du chantier d’ensilage. En tout, nous avons fabriqué 240 tonnes de mélange. C’est un gros boulot sur le moment, mais cela permet de gagner du temps chaque jour de l’année au moment de charger le bol mélangeur et la ration est déjà calculée. Le mélange de coproduits au silo s’avère particulièrement intéressant pour les élevages en silo libre-service ou pour ceux équipés d’une désileuse cube avec une auge double ou un "pousse-fourrage". C’est, à mon avis, une solution bien plus économique que d’automatiser l’alimentation. » |
![]() Pour mélanger les coproduits à l'ensilage, Dominique Neige a conçu une mélangeuse d'une capacité de 25 tonnes de produits. (© Terre-net Média) |
Livrer le mélange composé par les clients et un nutritionniste
« 80 % de nos clients demandent des mélanges de coproduits déjà faits, qu’ils stockent facilement dans un petit silo couloir, indique Dominique Neige. Cela permet aux éleveurs de réduire le coût de la ration et de gagner du temps au quotidien. Pour exemple : un mélange à 42 % de MS et 38 % de Mat avec des tourteaux tannés pour l’équilibre Pdin/Pdie revient à environ 150 €/tonne livrée à la ferme. »
Contenant entre cinq et dix ingrédients, le mélange n’est pas évident à réaliser soi-même. C'est pourquoi l’entreprise travaille en collaboration avec un ingénieur du Btpl (Bureau technique de la promotion laitière) qui élabore les rations à partir des divers coproduits. Le client choisit ses différents coproduits selon leur coût et leur valeur alimentaire. Le mélange est effectué sur une plateforme puis il est livré périodiquement par camion.
« Pour limiter l’empreinte carbone liée au transport, j’essaie que les coproduits soient d’abord consommés localement, notamment pour les produits humides comme les drèches, constituées de 75 % d’eau », explique Dominique Neige.
Une usine d’aliments mobile
Depuis peu, la société Pollen a fait construire une mélangeuse de 45 m3 afin de réaliser directement des mélanges à la ferme avec l’ensilage de maïs ou d’herbe, comme chez Patrice Geradin (voir témoignage). « C’est une véritable usine d’aliments mobile. Elle peut mélanger jusqu’à 1.000 tonnes d’aliments dans une journée. »
Cette mélangeuse s’attèle à un semi-remorque pour les trajets sur route. Une fois sur la ferme, ses roues automotrices lui permettent de se déplacer lentement jusqu’au silo. Le bol mélangeur est surplombé d’un bras-grue qui manipule les aliments.
![]() Sur la route, la mélangeuse est attelée à un semi-remorque. (© Terre-net Média) |
![]() La mélangeuse est équipée d'un bras-grue. (© Pollen) |





Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
La mécanisation sécurise l’entretien des haies bocagères
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »