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Cliquez pour voir l’interview sur les acides aminés d’Erik Sulmont, responsable ruminant d’Inzo
Ce n’est pas parce qu’une ration est riche en protéines et en matière azotée totale (MAT) qu’elle couvre forcément les besoins protéiques d’une vache laitière ou d’un bovin à l’engraissement. En effet, chaque protéine est composée d’une chaîne précise de différents acides aminés : méthionine, lysine, histidine, leucine, tryptophane…… Or si l’une de ces molécules manque à l’appel, l’animal ne pourra pas synthétiser la protéine définie comme la caséine dans le lait ou les filaments d’actine qui forment les muscles.
De quoi une vache a-t-elle besoin ? Les protéines apportées dans la ration servent à deux choses : d’abord avec l'énergie à nourrir les bactéries du rumen dont les protéines seront ensuite absorbées dans l’intestin (les PDIM : protéines digestibles dans l'intestin d'origine microbienne), et dans un deuxième temps, les protéines et acides aminés directement fournies par la ration qui seront absorbés au niveau de l’intestin (les PDIA : protéines digestibles dans l'intestin provenant des protéines alimentaires non dégradées dans le rumen). Ces dernières sont dites protéines « by-pass ».
Chez la vache laitière, le premier acide aminé limitant dans la grande majorité des rations françaises est la méthionine, puis vient la lysine. « Les tourteaux classiques apportent des acides aminés, mais pas suffisamment pour couvrir les besoins en méthionine des vaches hautes productrices, estime Erik Sulmont, responsable ruminant d’Inzo. Pour accorder les apports aux besoins, il faut soit fournir certains acides aminés de synthèse comme les méthionines protégées, soit fournir des tourteaux protégés par un tannage thermique afin d’augmenter l’absorption intestinale. »
En-dessous de 200 mg/l d’urée dans le lait
Les acides aminé non-limitants que la vache n’utilise pas, sont rejetés dans les urines et le lait. Plutôt que d’augmenter les apports en matière azotée totale, l’objectif de la démarche Proteam mise au point par Inzo est de réduire ces apports de protéines totales et de complémenter en acides aminés spécifiques.
« Le taux d’urée dans le lait est un des moyens les plus simples de mesurer l’efficacité protéique de la ration et doit être compris entre 200 à 350 mg/l. En travaillant sur les apports en acides aminés, on parvient à descendre en dessous de 200 mg/l d’urée, ce qui, en système classique, serait trop faible », fait remarquer Erik Sulmont.
Sur les résultats observés sur huit exploitations du réseau Inzo, cette approche nutritionnelle basée par le mesure de chacun des acides aminés limitants a permis de gagner 1,4 litre de lait par jour, 1 point de taux protéique, soit un gain économique chiffre estimé à 0,40 €/VL/j.
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