Le syndicat s'est félicité du texte qui permettra un fonctionnement « durable » de ces structures sur tout le territoire « comme c'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède ». La parution de ce décret constitue une « étape-clé » pour la relocalisation des filières et « la réduction », « voire la suppression du transport de nos animaux », a souligné la Confédération paysanne. Plus d'une vingtaine de groupes paysans sont actuellement en train de préparer la mise sur pied de formes novatrices d'abattage autour de trois pistes différentes : soit des « camions réalisant toutes les étapes d'abattage sur une ferme, ou un lieu de rassemblement », soit un « caisson mobile pour la mise à mort des animaux en ferme », avec ensuite « le transport des carcasses en peau vers un abattoir de proximité » pour la découpe, ou encore « la reprise et la création d'abattoirs fixes par les acteurs des filières locales ».
Le décret est rattaché à la loi alimentation (Egalim) votée le 30 octobre dernier pour restaurer l'équilibre commercial dans le secteur agricole et alimentaire. La mesure fera l'objet d'une évaluation, de sa viabilité économique d'une part, et de son impact sur le bien-être animal, d'autre part. Les résultats seront transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme, précise le texte de la loi alimentation (Egalim). Pour obtenir un agrément, les candidats à la création d'abattoirs mobiles devront remplir un dossier dont la « composition est fixée par arrêté du ministre de l'agriculture » comportant « un engagement de signer un protocole permettant des inspections sanitaires et des contrôles et de communiquer les informations nécessaires à l'évaluation de l'expérimentation au bout de quatre ans », indique le décret.
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