Le préfecture de la Drôme a annoncé jeudi ouvrir une enquête administrative à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo de l'association L214 dénonçant les conditions de production d'œufs de cailles dans un élevage du département.
La vidéo de l'association, tournée en décembre à l'établissement Drôme Cailles situé à Montoison, montre des cailles déplumées, entassées les unes sur les autres dans de petites cages aux grillages très sales. « Chaque caille ne dispose que de la surface d'une carte postale pour vivre », commente l'association qui milite pour la protection des animaux, l'abolition de la consommation de viande et tout usage de substance animale. « Or les cailles ont besoin d'espace et de gratter le sol. Cette promiscuité entraîne des comportements agressifs et provoque blessures, déformations des pattes, maladies de peau et même mort, explique l'association, qui avait déjà diffusé en 2017 des images sur l'élevage de cailles en batterie. Ces gallinacés sont également soumis pendant de longues heures à un éclairage artificiel pour améliorer la production. Chaque caille peut ainsi pondre jusqu'à 300 œufs par an », selon l'association.
À la suite de la diffusion de cette vidéo, le préfet de la Drôme a saisi la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et une enquête administrative est en cours. Ses résultats, assure la préfecture, seront immédiatement rendus publics. « En France, affirme L214, toutes les cailles pondeuses sont élevées en cage et il n'existe aucune législation spécifique pour encadrer leurs conditions d'élevage ». Spécialisée dans l'élevage, l'abattage, la transformation de cailles ainsi que les œufs de caille, l'entreprise drômoise affirme notamment élever ses animaux avec une alimentation 100 % végétale et minérale, sans OGM. Sollicitée jeudi par l'AFP, la société n'a pas donné suite. L'Hexagone est avec la Chine et le Brésil le principal producteur d'œufs de caille. Les élevages français se situent surtout en Nouvelle Aquitaine et en Pays de la Loire. Parlant des œufs de poules, l'interprofession a annoncé en janvier que, pour la première fois, moins de la moitié des œufs vendus dans les grandes surfaces en 2018 étaient issus d'élevages en cage. La filière, qui produit 15 milliards d'œufs chaque année en France, s'est engagée à ce qu'une poule sur deux soit élevée autrement que dans des cages d'ici à 2022. En avril 2016, à l'occasion du lancement du Plan d'action national pour le bien-être des animaux, le ministère de l'agriculture avait assuré n'avoir eu aucune remontée de cas de maltraitance dans des élevages de cailles, lors des contrôles effectués chaque année. Ce que réfute l'association.
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