Des animaux suspendus par une patte, découpés alors qu'ils sont encore conscients : ces images filmées en secret par l'association de défense des animaux, ont conduit la préfecture à suspendre immédiatement, et de manière provisoire, les activités de l'abattoir du Boischaut, un établissement public de Lacs (Indre), géré par la Communauté de communes du Pays de La Châtre-Sainte-Sévère. « Cette vidéo amalgame, une nouvelle fois, les salariés à des bourreaux. C'est inacceptable ! », estime le syndicat dans un communiqué. « Jouer sur l'émotionnel et la culpabilisation, telle est la méthode utilisée par L214 pour frapper les esprits, en lieu et place d'une réflexion plus fondamentale sur les conditions d'abattage des animaux ».
Selon le syndicat, « après que des professionnels l'aient visionné, des faits sautent aux yeux : le manque de personnel, une certaine inexpérience et l'absence de protections, l'exiguïté des lieux, un outillage défectueux et inadapté, une impression de bricolage aggravant des conditions de travail déplorables et très dangereuses ». « Les salariés des abattoirs effectuent un travail pénible physiquement et psychologiquement. L'utilisation de matériels défectueux, l'intensification de la charge de travail et le manque de personnel aggravent encore les conditions dans lesquelles ils doivent assumer leurs tâches », rappelle la Fnaf-CGT.
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