A la surprise générale, les députés ont adopté, jeudi 12 janvier 2017 en première lecture, une mesure visant à mettre en place de manière obligatoire des caméras de surveillance dans les abattoirs à partir de 2018.
Selon un sondage en ligne* réalisé à l’issue de cette décision parlementaire, du 17 au 24 janvier 2017, 62,6 % des producteurs se disent opposés à une telle mesure.
Le texte voté en première lecture à l’Assemblée nationale stipule précisément qu’à « compter du 1er janvier 2018, à l’issue d’une expérimentation permettant d’évaluer l’opportunité et les conditions de leur mise en place, des caméras sont installées dans tous les lieux d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage et de mise à mort des animaux. La finalité exclusive de cette installation est la protection animale. Toutefois, si un accord collectif le prévoit, les images peuvent être utilisées à des fins de formation des salariés. »
La proposition de loi d’Olivier Falorni a été transmise au Sénat pour une première lecture. Mais au regard de l’agenda des séances publiques et commissions, le texte ne sera pas débattu avant fin février.
*sondage réalisé sur terre-net.fr et web-agri.fr du 17 au 24 janvier 2017 auquel ont participé 2 707 lecteurs.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »