« L'abattoir a rouvert ce matin », a assuré un employé de la communauté de communes joint par téléphone. Il s'agit d'une « réouverture partielle de l'abattoir pour les seuls ovins et caprins », a expliqué dans un communiqué Roland Canayer, président de la communauté de communes du pays viganais, qui gère l'établissement. Il met en avant « le travail mené avec les services de l'Etat », « l'enquête administrative », « la procédure disciplinaire en cours vis-à-vis de l'ensemble des agents concernés » et « la proximité des fêtes de Pâques » pour justifier cette décision. « Nous avons pris les mesures techniques et humaines nécessaires », affirme Roland Canayer, citant notamment « une vérification du matériel en intégralité avec une anticipation de la norme 2017 pour le matériel d'anesthésie électrique » et « une réintégration partielle du personnel sur qui il ne pèse aucune faute grave », parallèlement à la procédure disciplinaire portant sur tout le personnel.
A moyen terme, le président de la communauté de communes assure que sont prévues « l'adaptation du piège pour les bovins à grandes cornes », « l'installation d'un système de surveillance anti-intrusion couplé à l'installation de caméras permettant de filmer l'activité quotidienne et une mission d'accompagnement par un bureau d'études spécialisé en éthologie ».
Animaux mal étourdis, moutons lancés violemment contre des barrières, coups répétés à la matraque électrique : l'association de défense des animaux L214 avait publié sur son site une vidéo montrant de nombreux abus dans les pratiques de l'abattoir du Vigan. Cette association avait révélé quatre mois auparavant, également avec une vidéo, des pratiques qui avaient aussi suscité l'indignation dans un autre abattoir municipal gardois, à Alès. Ce dernier avait également été fermé temporairement.
Sur le plan judiciaire, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d'Alès après la plainte de L214 « dénonçant des faits de sévices graves, mauvais traitements sur animaux et violation de la réglementation relative à l'abattage ». La SPA s'est aussi constituée partie civile. Dénonçant des « pratiques intolérables » et des « manquements graves », le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll avait diligenté une enquête de la Brigade nationale d'enquête vétérinaire et phytosanitaire.
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